Démocratiser la formation professionnelle

Les événements de ces derniers mois dans les quartiers dits «sensibles» montrent qu’il ne suffit pas de les rénover, encore faut-il que leurs habitants, et particulièrement les jeunes, aient l’espoir de s’en sortir en accédant à une qualification, à un emploi, à une reconnaissance de la société. Or, depuis plus de vingt ans, 150 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans formation, sans emploi, sans espérance. De plus, la formation professionnelle aujourd’hui profite plutôt aux salariés les plus qualifiés et encore plus à ceux des grandes entreprises. L’éducation permanente est passée aux oubliettes bien que, depuis trente ans, on ait financé à grand renfort de fonds publics des stages parking destinés à dégonfler les chiffres du chômage. Qui peut se satisfaire d’un tel bilan?

Démocratiser la formaton professionnelle, Dominique Alluni, préface d'André de Peretti, Ed. de l'Atelier, 2005, isbn 2-7082-3807-8