En image et en film les Elus Français en Espagne

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Programme de la promotion de Juin

C’est un groupe de 8 élus qui a inauguré le projet « Elus d’Europe » au départ de Saint-Auban dans les Alpes-Maritimes. Afin de permettre une meilleure circulation durant les 8 jours (départ le 8 et retour le 15 juin), c’est en mini-bus que s’est effectué le voyage. La première étape « technique » fut Lourdes avec visite de la ville et réunion de travail sur les aspects pédagogiques du projet. Cette première journée a permis aux membres du groupe de se découvrir en échangeant les expériences personnelles et en livrant quelques réflexions sur les thèmes de travail retenus.

La journée suivante fut consacrée en partie au voyage vers Valladolid puis à la réception dans la ville par notre partenaire Progesti@ et plus précisément le directeur de la structure Javier Reyes Tapia (par ailleurs tuteur du groupe pour la période de formation professionnelle). Ce dernier a, dans un premier temps indiqué le programme de travail de la semaine avec notamment l’énumération des rendez-vous obtenus avec les élus des différents niveaux de l’administration locale et régionale puis, dans un second temps, a présenté la capitale provinciale et ses richesses culturelles locales. Le lendemain, l’ensemble du groupe a été accueilli dans les locaux de Progesti@ pour une journée dédiée à la culture et à la langue espagnole. Notre hôte a tout d’abord présenté le système politique espagnol en insistant sur les différents niveaux décisionnels qui prévalent en Espagne, sur le caractère décentralisé de la prise de responsabilité et sur les transferts de compétences. Ce comparatif avec le système français a été particulièrement pertinent dans la mesure où il a permis aux visiteurs, à l’éclairage des pratiques institutionnelles espagnoles d’imaginer les évolutions possibles voire souhaitables en France.

Restait ensuite à passer à la pratique : c’est Javier Léon de la Riva, le maire (alcalde) de Valladolid en personne qui a ouvert la série des rencontres. Celui-ci nous a reçu dans son bureau avec le chargé des relations internationales, Fernando Rubio Ballestero. Il a parlé de sa ville au passé historique exceptionnel, de son engagement en faveur des échanges européens (la ville est jumelée avec Lille) et a souligné l’importance qu’il accorde au renforcement des échanges entre élus européens. Fabrice Lachenmaier, maire du Mas et coordinateur du projet a donné quelques précisions sur le programme Erasmus des élus qui devrait voir le jour courant 2010. L’échange s’est poursuivi, comme de coutume lorsque des hôtes de marque sont reçus par le maire, par une visite au balcon de l’hôtel de ville. Une interprète a ensuite accompagné le groupe pour une visite guidée des principaux monuments de la ville.

Le jour suivant a été consacré à deux rendez-vous importants dont celui avec José Manuel Fernandez Santiago, président de las Cortes de Castilla Leon (équivalent français du Conseil régional). Le président nous a fait l’honneur d’accueillir le groupe dans un bâtiment ultramoderne avec une visite de l’hémicycle, des salles de commissions et des coulisses dans lesquelles se prennent les principales décisions politiques. Nous avons enfin dialogué avec un député qui a commenté les résultats des élections européennes.

Le second rendez-vous était programmé avec Pilar Fernandez Labrador, adjointe au maire de Salamanca, ville universitaire, point de chute favori des étudiants Erasmus. L’adjointe aux affaires institutionnelles et à la vie universitaire a fait un brillant plaidoyer pour la construction européenne en insistant sur la place de la ville dans le cheminement d’une conscience européenne. Là encore, la visite protocolaire s’est achevée par une visite guidée des principaux monuments.

Le jour suivant, le groupe a pris la route d’Astorga, une cité du Leon de 14.000 habitants et dont Juan José Alonso Perandones (alcalde) a tenu à recevoir la délégation en transit vers Saint-Jacques de Compostelle. Ce fut une rencontre importante dans la mesure où le premier magistrat a expliqué avec émotion l’évolution historique, économique et sociale de sa ville, les difficultés rencontrées pour sa reconversion industrielle et la nécessaire solidarité européenne. Il a tenu à offrir des productions locales au groupe de visiteurs.

La dernière visite institutionnelle s’est effectuée à Santiago de Compostella au cours d’une journée mémorable : Socorro Garcia Conde, conseillère en charge de la culture et des affaires socio-culturelles, Mercédes Roson Ferreiro, conseillère en charge de l’éducation et de l’urbanisme nous ont reçu à l’hôtel de ville (ayuntamiento) accompagnées de chargés de mission et techniciens. Ce fut l’occasion pour nos élus de découvrir le système scolaire espagnol et de mesurer le chemin parcouru par la ville tant au niveau des investissements dans les équipements collectifs que dans les initiatives en direction des jeunes. Sur les pavés de la place de Santiago le visiteur (ou le pèlerin) est reçu par un message vantant la conscience européenne. Ce message gravé pour l’éternité se trouve devant la mairie (symbolisant le pouvoir politique), face à la cathédrale (symbolisant le pouvoir religieux),  sur le côté gauche se trouve le plus étoilé des hôtels d’Espagne (symbolisant le pouvoir économique), sur la côté droit l’université (symbolisant le pouvoir de la connaissance et du savoir). Notre groupe a visité la ville : alternant les monuments historiques et les édifices publics plus récents.

Bien entendu, ce périple a également été un moment propice pour découvrir la gastronomie espagnole. Arrivés pendant le festival des pinchos à Valladolid (chaque bar de la ville propose un amuse gueule original et un jury sélectionne une création qui permet de valoriser le bar gagnant), nos élus ont immédiatement décidé d’importer cette tradition en l’adaptant aux spécificités locales. Durant le séjour, la presse locale a montré son intérêt pour la démarche et le maire d’une commune rurale a souhaité rencontré le groupe afin d’envisager un jumelage…

 

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Aperçu du voyage d'étude de la promotion de Juin 2009 (film réalisé par Jackie Dieren)

 

Programme de la promotion d'Octobre

24 octobre : simultanément à Poitiers et Cannes, deux minibus se préparent à effectuer un trajet inédit en direction de la région espagnole de Castilla y Leon avec l’objectif d’emmener un groupe d’élus locaux à la rencontre de leurs homologues européens. A la différence du premier déplacement au même endroit, qui ne concernait que des représentants de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (voir compte-rendu de juin 2009), cette nouvelle initiative d’Idées Nouvelles Europe s’adressait à davantage de personnalités avec notamment la volonté d’ouvrir le recrutement des participants à plusieurs régions françaises. Il s’agit ainsi, non seulement de permettre aux élus d’échanger leur expérience avec des collègues en Europe mais aussi de créer une dynamique entre élus français finalement peu disponibles (en dehors d’un cadre organisé comme celui-ci) pour travailler et réfléchir ensemble sur les politiques européennes, sur la formation professionnelle, le statut de l’élu ou encore l’organisation territoriale. Les deux minibus sont pris en main et préparés pour le voyage d’une semaine, riche en rencontres, en découvertes culturelles et en enseignements. Les élus ont manifesté leur volonté de participer au voyage après avoir été informés par plusieurs sources : l’Association des Maires de France a diffusé le contenu du stage à travers ses bulletins d’information et un mailing électronique, l’association INE a écrit aux responsables régionaux des principales formations politiques pour leur demander d’informer les élus locaux. Très rapidement, des élus de Poitou-Charente (sous la houlette de Nadine Djoudi) ont fait acte de candidature en proposant la constitution d’un mini-bus complet provenant de plusieurs départements. La difficulté majeure rencontrée par les organisateurs concernait l’organisation des agendas des élus avec plusieurs annulations (justifiées comme par exemple la tenue de réunions institutionnels) quelques jours avant le départ et la recherche de nouveaux candidats disponibles. Au Mas, le minibus se positionne sur le parking de la Communauté de communes des Monts d’Azur qui participe à l’aventure. A Poitiers, le minibus se prépare à accueillir ses voyageurs par une tournée interdépartementale.

25 octobre : dès cinq heures du matin le minibus du Sud accueille ses premiers voyageurs et prépare l’arrivée des suivants qui vont, au fur et à mesure, rejoindre le groupe à Andon puis Cannes. C’est ensuite direction les Pyrénées atlantiques où rendez-vous est pris avec le groupe du Poitou dont le départ est programmé avec quelques heures de plus, le parcours étant sensiblement plus court. C’est à la frontière que tous les élus passeront la première nuit non sans avoir, auparavant, fait connaissance au cours d’une réunion informelle et un rappel des objectifs du programme par le coordinateur. Les deux groupes fusionnent rapidement et chaque personne peut alors exprimer ses motivations à participer à un tel voyage :

Daniel Bureau : « Après avoir entendu de belles paroles, de grandes théories et de multiples états d'âmes sur la construction de l'Europe politique, j’étais fier de participer à une réalisation concrète, un projet qui se matérialise et qui contribue à la formation des élus, s'inscrivant dans le cadre de l'éducation populaire. Je souhaite apporter ma pierre à l'édifice aux côtés d'hommes et de femmes qui incarnent le partage et l'échange, la fraternité et la volonté commune de voir une Europe neuve capable de transcender les individualismes ».

Nadine Djoudi : « Il n'y a d'avenir pour nos sociétés que dans et par l'Europe ».

Hélène Gresso  : « Un de mes domaines de recherches porte sur les questions d'éducation comparée, notamment les relations entre les acteurs (enseignants, personnels, élèves, parents) et l'institution afin de proposer des réformes où sont pris en compte les besoins et les aspirations des personnes concernées. Je connais bien les systèmes anglo-saxons et je cherche toujours les initiatives intéressantes venant d'autres cultures, afin que l'on puisse en apprendre, soit pour s'en inspirer, soit pour éviter les erreurs commises, afin de les transférer en politiques publiques au niveau local ou régional. Je ne connaissais pas bien les cultures espagnoles et ce voyage m’a permis de la découvrir ».

Sylvie Pailler : « Ce voyage va me permettre d’échanger  avec nos amis espagnols que j’apprécie beaucoup dans un contexte européen. Le statut des élus en France est parfois inégal sans compter qu’en tant que femme notre tâche est bien difficile dans ce monde de macho (je parle pour la France). Il serait intéressant de parler de la place des élus dans l’opposition. L’éducation et la formation professionnelle sont deux sujets qui me tiennent particulièrement à cœur en tant que citoyenne : mère des deux enfants, élue et infirmière. Pour la formation de l’élu : souvent je me pose la question de mon rôle d’élu et de mes compétences. Mon investissement dans la politique a été motivé par  des valeurs sincères de justice sociale et d’intérêt communautaire. Que nenni chaque jour j’ai l’impression d’être au milieu d’une arène remplie de lions même au sein « d’amis de gauche ». La politique est-elle une profession ? ».

Bernard Chaigneau  : « Une partie de ma carrière concerne l’international et en particulier l’Europe et l’Afrique, j’ai travaillé à Varsovie, Bucarest, Madrid et durant l’année 2003 à Bruxelles, Abidjan, Dakar, Rabat et Casablanca et Johannesburg. J’ai toujours été convaincu que l’Europe était une chance pour nos pays et je me suis engagé pour faire avancer sa mise en place depuis plus de 10 ans. Depuis ma préretraite je suis engagé dans le bénévolat dans une ONG de solidarité Internationale et d’aide aux populations en difficulté en France et dans le monde (AGIRabcd). Je suis Délégué Poitou et Président de la Commission Finances de cette ONG. D’autre part je suis intervenu auprès des populations (Jeunes et Personnes Agées) pour présenter le traité constitutionnel avant le vote en France ».

Annatatia Nganomo : « J’ai travaillé pendant plus de 10 ans avec les élus des communes du Cameroun, je les ai accompagnés dans leurs voyages d’Etude au Brésil, au Kenya, en Namibie, en Afrique du Sud et en France. Installée en France depuis 2004 pour raison de santé (je souffre d’une maladie orpheline qui nécessite un suivi régulier) j’ai créé l’Association SOLEIDAF pour monter des projets de développement Nord-Sud en impliquant et responsabilisant les demandeurs africains en particulier les Femmes Africaines. Je travaille d’autre part à faire prendre conscience aux femmes africaines installées en France qu’il faut passer de l’assistanat à l’autonomie et la responsabilisation. Pour moi l’Europe doit être moteur des relations Nord-Sud et doit s’impliquer dans le développement de l’Afrique ».


Marino Cassez : « Pouvoir comparer notre mode de fonctionnement au sein d'une mairie mais aussi au niveau de l'état. Comprendre comment se positionne l'Espagne à travers l'Europe. Connaitre l'architecture, le patrimoine, la culture, la gastronomie ».

Georges Romey : « A part bien sûr de visiter un pays magnifique et rencontrer des gens de culture différente, je suis curieux de comparer des systèmes de gouvernement de pays démocratiques si différents ».

Roberte Romey : « Etudier le fonctionnement des régions et des communes d’un pays démocratique à structure décentralisée très différent de la France. Visiter une région magnifique. Discuter avec les gens du pays ».

Christine Boiron : « Souhaite rencontrer d'autres élus européens afin de pouvoir comparer nos différents régimes. En tant que nouvelle élue, je suis très curieuse de savoir ce qui se passe ailleurs ».

Josiane Chaumorcel : « Je travaille de concert avec la DAAC (délégation académique à l'action culturelle) au rectorat en ce qui concerne les projets arts et culture (patrimoine, univers sonores, cinéma, audiovisuel, histoire des arts et arts plastiques, éducation musicale) ».

Francis Piazza : « Rencontrer des personnes, élues ou non élues, d'un autre pays que le mien, mais imprégnées du sentiment d'appartenance à l'Europe, et visiter par la même occasion un pays que je ne connais que très peu ».

26 octobre, les stagiaires sont à Valladolid après avoir déjà pu apprécier la cuisine espagnole dans un restaurant routier, un autre restaurant du bord de mer… Les choses « sérieuses » débutent. Le partenaire espagnol Javier Reyes Tapia, par ailleurs tuteur de l’ensemble des stagiaires,  organise dans les locaux de son école de formation Progesti@, la première réunion ciblée sur les contenus pédagogiques du projet avec une présentation très détaillée du fonctionnement des institutions espagnoles. Les élus posent des questions, entrent avec facilité dans le vif du sujet et vont même jusqu’à regretter que la séquence s’interrompt. Pari gagné pour les organisateurs : les élus ont décidé de partir par eux-mêmes à la recherche des informations et le tuteur propose de rédiger un dossier complet qui leur permettra d’accompagner cette quête. Danièle nous résume le cours de Javier (le tuteur) : « L’Espagne est régie par un Gouvernement de régime parlementaire, qui gouverne au nom du Roi (Juan Carlos 1er) Le 1er Ministre est nommé par le Roi pour 4 ans, il peut être réélu 2 fois. L’actuel 1er Ministre est José Luis Rodriguez Zapatero (c’est son second gouvernement) donc on dit Zapatero II pour parler de l’actuel gouvernement. C’est la Constitution de 1978 qui donne les attributions au 1er Ministre. L’exécutif est donc représenté par le Roi et par son 1er Ministre. Le législatif est représenté par :

  • un congrès des députés (élus au suffrage universel direct pour 4 ans) – la députation
  • un sénat avec des membres majoritaires élus au suffrage universel direct pour 4 ans et près de 50 membres élus par les représentants des 17 communautés autonomes

ce législatif est représenté par 3 courants politiques (gauche-centre-droite).
L’actuelle majorité est le PSOE parti socialiste ouvrier espagnol. L’Espagne compte 50 provinces. Depuis 1978 ces provinces disposent de moins de pouvoir que les 17 communautés autonomes qui ont été créées sous Suarez. La Castille en est le cœur d’où s’est construit l’Espagne.Ces communautés autonomes regroupent plusieurs provinces et disposent d’une autonomie par rapport au gouvernement central qui leur donne des compétences (ayuntamento) législatives, électorales et juridiques (un peu comme un état fédéral). Ainsi La Castille y Léon compte 9 provinces – 2500 communes et la capitale de Valladolid a elle seule compte près de 100.000 habitants ». Une heure est également consacrée à la présentation administrative du projet et au thème de l’évaluation. Dans la soirée, plusieurs élus ont été invités à rejoindre une conférence du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol sur le thème de la construction européenne (Traité de Lisbonne, composition de la future Commission, nom du futur président du Conseil…) en présence de l’eurodéputée Iratxe Garcia Perez. A l’issue de cette manifestation, le projet Elus d’Europe a fait l’objet d’une présentation, l’eurodéputée a dédicacé le livre sur la vie politique de Valladolid et une élue de Poitou-Charente a remis au premier secrétaire fédéral du PSOE un drapeau du PS français. Etaient présents : Jésus Quijano Gonzales et Jorge Félix Alonso, députés de Valladolid. Pour les autres élus, une rencontre avec des Européens participant au projet Grundvigt dans le cadre de la semaine internationale du Cinéma de Valladolid était organisée.

27 octobre, c’est la Députacion provincial de Valladolid qui accueille les « Elus d’Europe ». Le vice-président en charge de la culture et du tourisme Alejandro Garcia Sanz reçoit le groupe dans la salle du conseil en précisant d’une part que le siège parlementaire est installé au sein du palais de Pimentel, lieu de naissance de Philippe II, roi de Castille et d’autre part quelles sont les compétences administratives et politiques de sa collectivité (qui est en fait une intercommunalité des villages ruraux de la Province, équivalente à un conseil général français sans que la principale ville-centre ne soit partie prenant – en l’occurrence Valladolid). La santé, la petite enfance, la voirie… le député présente dans le détail les principales réalisations du mandat que nous découvrons non sans un certain intérêt démontrant ainsi la proximité des élus avec leurs administrés. A l’issue de ce premier rendez-vous « politique » de la journée, le groupe s’est dirigé vers Peñafiel, petite ville fortifiée en 1307, particulièrement connue pour son château construit sur une colline (en forme de navire, classé monument historique national en 1917) et son musée du vin, expression d’une des sources économiques de la région avec l’OAC Ribera del Duero. Le groupe a été reçu par Agapito Hernandes Negro, député. De retour à Valladolid, les élus ont été invités à découvrir quelques spécialités gastronomiques régionales dans une bodega typique.

28 octobre : la matinée est entièrement dédiée à la ville de Valladolid et à ses élus au premier rang desquels le maire en personne qui accueille les élus français pour leur présenter sa ville, en compagnie de son conseiller délégué aux relations internationales Fernando Rubio Ballestero. Javier Leon de la Riva a ainsi proposé un petit-déjeuner pour échanger sur les impressions de chacun et surtout évoquer la construction de l’Europe. De retour d’un séjour en Turquie, le maire a évoqué les élargissements et de manière plus générale l’avenir de l’Europe institutionnelle avec le traité de Lisbonne et ses conséquences. A l’issue de la rencontre, ce dernier a offert un livre et a remis à chaque élu la médaille en bronze de la ville. Le groupe a ensuite bénéficié d’une conférence animée par le centre de formation de la mairie de Valladolid sur le thème « Valladolid en Europe » avec projection de photos résumant les grandes étapes de l’histoire communale et les projets à venir en termes notamment de transports et d’infrastructures. Pour parachever la connaissance de Valladolid, la municipalité a privatisé un autobus touristique permettant d’apercevoir en moins de 90 minutes l’ensemble des principaux monuments de la ville dont l’université et le Cortes (parlement régional). L’après-midi a été consacrée à Salamanca, ville somptueuse accueillant de nombreux étudiants Erasmus. La réception en mairie a été assurée par Pilar Fernandez Labrador, adjointe au maire, conseillère aux affaires internationales. Celle-ci a rappelé combien il était important pour la ville de recevoir ses hôtes européens qui participent, par leur présence et leur séjour, au dynamisme de la localité et à la reconnaissance de son intérêt culturel universel. Une guide a ensuite promené le groupe à la recherche de témoignages historiques tout en multipliant les anecdotes sur le monde étudiant et ses pratiques ancestrales.

29 octobre : cette journée a été incontestablement la plus riche en échanges professionnels pour nos élus partis à la recherche d’expériences locales et de fortes personnalités. La première rencontre s’est tenue avec Milagros Zarzuela Capellán, mairesse de Tordesillas. Dans cette petite ville de Castilla y Leon, notre groupe a également pu visiter la Maison du Traité de Tordesillas ainsi que le fameux monastère de Sainte-Clara. La seconde étape : déplacement à Serrada, réception par le Maire de la commune D. José Antonio Alonso Gago et Antonio Moyano Barrios, conseiller à la culture. Visite de la bodega Alberto Gutiérrez puis dégustation de vins et fromages locaux. Enfin, l’ultime rendez-vous était pris avec D. Esperanza Rodriguez Aguadola, mairesse de Valdestillas. Journée intéressante et très différente des précédentes : confronter les expériences entre élus de villages ruraux ou de petites villes constitue un exercice très intéressant qui permet de mieux mesurer les points communs et les divergences de la gouvernance en Europe. Nos élus français ont donc particulièrement appréciés cette journée en phase avec leurs attentes.

30 octobre : si le premier voyage a mis l’accent sur la découverte de la côte atlantique via Santiago de Compostelle, le second a été consacré à Madrid. Les deux minibus ont rejoint la capitale accompagnés par Transi de Progesti@. Durant une journée, les élus ont fait une visite touristique dans un bus ouvert, ont parcouru les allées du musée du Prado et ont effectué quelques courses dans la zone piétonnière du centre-ville, à la porta del Sol. A la demande des organisateurs, cette journée a également permis de faire un point d’étape sur la semaine avec la préparation des rapports d’activité.

31 octobre : les routes des deux minibus se séparent : les élus de Poitou-Charente reprennent la direction du Nord de l’Espagne  pour ensuite pénétrer sur le territoire François à hauteur de Biarritz, ceux de Provence-Alpes-Côte d’Azur prennent la direction du Sud vers Barcelone avant de passer la frontière et d’effectuer une petite halte à Collioure.

1er novembre : l’arrivée des minibus s’effectue dans la journée. A Saint-Auban, l’équipe arrive vers 17h, sourire aux lèvres. Embrassades et séparations avec promesse de se retrouver pour un debreiffing.

2 novembre :  les minibus sont ramenés chez les loueurs très tôt dans la matinée. Celui de Cannes aura parcouru 3400 kilomètres, celui de Poitiers un peu moins : 2500 km. Des amitiés se sont conclues, une envie forte de repartir à la découverte de l’Europe s’est manifestée. Dans quelques jours, les évaluations seront adressées à Idées Nouvelles Europe. Un travail de synthèse commencera mais d’ores-et-déjà il est possible de confirmer la nécessité de poursuivre l’expérience qui a démontré que nos élus locaux ont besoin de mieux connaître l’Europe pour en devenir de vrais prescripteurs auprès de leurs concitoyens.

 

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Aperçu du voyage d'étude de la promotion d'Octobre 2009 (film réalisé par Daniel Bureau)

Réunions d'évaluation

Les élus qui ont participé au premier voyage en Espagne se sont retrouvés au Mas pour une journée de travail et d’évaluation sur la formation dont ils ont bénéficié. Après un rapide tour de table sur les ressentis individuels, une projection des moments phares a été organisée à partir des photos collectées par les partenaires et les bénéficiaires eux-mêmes. Dans un second temps, une grille d’analyse a été remise à chacun (la même qui avait été distribuée et renseignée durant le séjour) afin de comparer les impressions immédiates de celles qui sont obtenues avec le recul. Enfin, un rapport d’activité complet a été rempli par les élus afin qu’ils s’expriment plus précisément sur l’organisation matérielle, la préparation, le plan de travail et les résultats obtenus. A l’issue de cette réunion de travail, l’Europass a été remis à chaque participant au cours d’une cérémonie solennelle qui a permis d’insister sur le rôle et la mission de l’élu, à savoir sensibiliser tous les publics aux enjeux d’une mobilité professionnelle active dans le cadre de la formation tout au long de la vie.

Evaluation

Christine : « je souhaitais, avec ce voyage en Espagne, rencontrer des élus de différentes communes et pouvoir en comparer l’organisation avec notre pays. En tant que nouvelle élue, j’étais très curieuse de voir le fonctionnement d’autres institutions. Tout a été parfait : transports, logements, accueil dans les municipalités… Ma seule réserve a été le manque de temps pour les cours théoriques ».

Danielle : « l’échange a bien été préparé en amont avec des demandes concernant nos attentes (ainsi nous avons été mis en relation avec des élus de communes correspondante à notre spécificité rurale)…En tant qu’élue mais également fonctionnaire de collectivité territoriale cet échange a été très bénéfique par son contenu : au niveau culturel (complet et accessible à tous avec une réelle mise en valeur des sites visités, un bel exemple), au niveau personnel (les rencontres et les différentes expériences d’élus vont certainement pérenniser des échanges futurs), au niveau professionnel (meilleure perception des défis locaux pour le développement durable)… Recommandations : perdre au moins 2 kilos avant le séjour car le côté découverte gastronomique est très riche… »

Marino : « Dans le cadre des réformes des collectivités territoriales, il est bon de pouvoir s’informer sur ce qui se fait dans un pays faisant partie de l’Europe. Le plus important, découvrir une autre culture, c’est faciliter l’échange, la compréhension et l’ouverture d’esprit dans son propre pays ».

Roberte : « L’organisme d’accueil a été parfait aussi bien dans l’organisation des rencontres avec les élus locaux que dans la gestion du logement et des visites touristiques… »

Anne-Marie Blanchard, Georgette Porche, Alain Vaudable Jean-François Sbari, Jackie Dieren, Véronique Lacoste
Passez le cursseur sur les phots pour avoir les légendes

 

Association Idées Nouvelles Europe
JO N° 11 du 13 Mars 1996 N° de siret 424 599 587 00021