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Médi@venir
junior
180
jeunes lycéens et étudiants assistent à la
première édition des Rencontres européennes
de Nice sur le thème de la « différences, créatrice
d’Europe ». 60 lycéens de Cannes et d’Ugine écrivent
et photographient la différence et la diversité.
Plusieurs dizaines de jeunes participent via leurs courriers électroniques à nos échanges
et proposent des liens documentaires. 12 bulgares, espagnols et
français se retrouvent dans les Alpes-Maritimes pour un
séjour éducatif et culturel et témoignent
sur la différence. Grâce à cette mobilisation
et au soutien du Conseil de l’Europe, Médi@venir Junior
est né. Si vous avez apprécié ce numéro et souhaitez qu’il
fasse des petits frères, encouragez-nous en écrivant à idées
Nouvelles Europe
Définitions
Différence
désigne ce qui distingue deux choses, et de
façon extensive ce qui distingue plusieurs choses, éventuellement
prises deux à deux. Dans la vie courante, la différence
désigne en principe
tout caractère permettant de distinguer une chose d'une autre.
Il s'agit souvent de critères de valeur sur une échelle
d'unités (dimension, valeur monétaire, poids, etc.).
Mais la différence concerne aussi toute les différences
qualitatives: couleur, odeur, fonction, etc., sans qu'il soit forcément
rattaché un quelconque jugement de valeur au contenu de cette
différence. Néanmoins, on remarque que le constat d'une
différence dérive souvent vers une interprétation
de valeur. Comme le signale Albert Jacquard, ce débat est
typique d'une interprétation eronnée de mots et de
symboles forgés
par les mathématiciens. En effet, en calquant le sens arithmétique
au sens courant, une différence signifierait une possibilité de
classification sur une échelle de valeur. Dans la théorie
des ensembles, cela serait aussi le cas si les relations entre les
ensembles ne relevaient
que de l'inclusion: différence signifierait: ensemble des éléments
qui appartiennent à l'ensemble le plus grand sans appartenir
au plus petit. Cette dérive de sens entraîne de nombreuses
incompréhensions
dans les débats actuels, concernant les sujets tels que le
féminisme
ou le racisme, où il devient quasiment impossible de parler
de différence sans que des interprétations y raccrochent
un jugement de valeur, qui remettrait alors en cause l'égalité sociale
par exemple. Un
article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. http://fr.wikipedia.org
Parcours
de la différence
Etape
1 : Etat qui consiste à ignorer les différences,
représenté par des attitudes du type « notre
façon
de faire est la meilleure ».
Etape 2 : Etat de conscience de la différence atteint grâce
au contact interculturel, à la communication et à l’observation « les
autres ont des façons de faire différentes ».
Etape 3 : Etat de tolérance qui respecte sans attacher de jugement
de valeur « ils sont différents ».
Etape 4 : Etat qui consiste à accepter, à mettre en valeur
et à utiliser positivement la différence « laissez-nous
travailler ensemble de manière commune et enrichissante ».
Contributions
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Europe,
symbole d’une joyeuse diversité
Par
Terry Davis, secrétaire général
du Conseil de l’Europe
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La
différence au cœur d’un débat
citoyen
Basel et Elena interrogent Hubert Germain |
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La
différence, c’est le sel de la vie
Par
José Camarena
- Psychanalyste. Source : Opladis.be |
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Témoignages
d'Européens
Nous
sommes tous des hommes. Maêva (16
ans)
Différence, source de nuances. Mathieu (16
ans)
Au collège, la différence pour amitié. Nicolas (16 ans)
Seul depuis toujours. Edouard (16
ans)
Découvrez aussi les témoignages de Polina (16 ans),
Manu (15 ans), Basel (13 ans), Romain (15 ans)Alex (15
ans), Tsveta (18 ans), Tihomir (16 ans), Ventsislav (16 ans), Mohamed
(15 ans),
Cristina (16 ans), Ana (13 ans)…
Activité pédagogique
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Le
conte des trois anneaux
Gothold
Ephraïm Lessing (1729/1781) est un défenseur
des idées nouvelles. Représentant des lumières
allemandes, issu d’une famille de pasteurs de Saxe,
Lessing fait ses études à Leipzig et donne
ses premières comédies à Berlin où il
fut victime de la censure en 1778. Dans Nathan le Sage, il
porte de débat religieux sur la scène. L’action
se passe pendant la troisième croisade (1189-1192)
et le passage ci-dessous s’inspire d’un conte
de Boccace. Il s’agit d’une discussion entre
trois représentants des grandes religions monothéistes
: Nathan le juif, Saladin le musulman et le Templier chrétien.

Nathan :
Il y a des siècles de cela, en Orient, vivait un
homme qui possédait un anneau d’une valeur
inestimable. La pierre était une opale, où se
jouaient mille belles couleurs, et elle avait la vertu
secrète de rendre agréable à Dieu
et aux hommes quiconque la portait animé de cette
conviction. Quoi d’étonnant si l’Oriental
la gardait constamment au doigt, et prit la décision
de la conserver éternellement à sa famille
? Voici ce qu’il fit. Il légua l’anneau
au plus aimé de ses fils, et il statua que celui-ci, à son
tour léguerait l’anneau à celui de
ses fils qui lui serait le plus cher, et que perpétuellement,
le plus cher, sans considération de naissance, par
la seule vertu de l’anneau deviendrait le chef, le
premier de sa maison. Entends-moi, Sultan.
Saladin : je
t’entends, poursuis !
Nathan :
Ainsi donc, de père en fils,
cet anneau vint finalement aux mains
d’un père de trois fils
qui tous trois lui obéissaient également,
qu’il ne pouvait par conséquent
s’empêcher d’aimer
tous trois d’un même amour.
A certains moments seulement, tantôt
celui-ci, tantôt celui-là,
tantôt le troisième – lorsque
chacun se trouvait seul avec lui et
que les deux autres ne partageaient
pas les épanchements de son
cœur – lui semblait plus
digne de l’anneau, qu’il
eut alors la pieuse faiblesse de promettre à chacun
d’eux. Les choses allèrent
ainsi tant qu’elles allèrent.
Mais la mort était proche, et
le bon père tomba dans l’embarras.
Il a peine à contrister ainsi
deux de ses fils qui se fient à sa
parole. – Que faire ? Il envoie
secrètement chez un artisan,
auquel il commande deux autres anneaux
sur le modèle du sien, avec
l’ordre de ne pas ménager
ni peine ni argent pour les faire de
tous points semblables à celui-ci.
L’artiste y réussit. Lorsqu’il
apporte les anneaux au père,
ce dernier est incapable de distinguer
son anneau qui a servi de modèle.
Joyeux et allègre, il convoque
ses fils, chacun à part, donne à chacun
sa bénédiction et son
anneau et meurt. – Tu m’écoutes,
n’est-ce pas, Sultan ?
Saladin (qui ému,
s’est détourné de
lui) : J’écoute,
j’écoute ! – Viens-en
bientôt à la fin
de ton histoire. Est-elle proche
?
Nathan :
J’ai fini ? Car la suite,
désormais se conçoit
d’elle-même. A
peine le père mort,
chacun arrive avec son anneau,
et chacun veut être le
chef de la maison ? On enquête,
on se querelle, on s’accuse.
Peine perdue ; impossible de
prouver quel anneau était
le vrai. (Après une
pause, pendant laquelle il
attend la réponse du
Sultan) : presque aussi impossible à prouver
qu’aujourd’hui
pour nous la vraie croyance.
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Le
sanglier aveugle
Il était
une fois un chasseur qui marchait dans la brousse avec
son fusil. Tout à coup, il aperçut deux
sangliers trottinant l’un dèrrière
l’autre. Le chasseur visa, puis tira sur le second
sanglier. Alors il se produisit quelque chose d’étonnant.
Le premier s’enfuit en courant, tandis que le second,
immobile, semblait désemparé. Il restait
là, avec, semblait-il au chasseur, une brindille
sèche dans la gueule. Le chasseur s’approcha
doucement, de crainte que le sanglier ne l’attaque.
Il remarqua bientôt que la bête ne bougeait
plus, n’essayant même pas de suivre son ami.
Curieux, le chasseur s’approcha pour mieux voir.
Puis, il vit que ce qu’il avait pris pour une brindille
sèche était en fait la queue du sanglier
qui s’était enfui. Alors, le chasseur compris
que le sangler était aveugle, et que sa balle
avait coupé net la queue du premier. Il attrapa
le sanglier aveugle et tandis qu’il le ramenait à la
maison, l’animal ne lâchait pas la
queue de son ami. Chez lui, le chasseur nourrit le sanglier et pris
soin de lui du mieux qu’il put. C’est drôle, même
les animaux ont de la considération pour leurs semblables. Alors
nous, êtres doués d’intelligence, ne devrions-nous
pas prendre soin de nos parents, de nos enfants et de nos amis lorsqu’ils
ont besoin d’aide. Tous différents tous égaux.
Ce
texte est extrait du Kit pédagogique réalisé par
le Centre européens de la jeunesse, 1995.
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Que
faire lorsque vous êtes victime d’un acte raciste
?
Recueillir
immédiatement des témoignages. Suivant la situation
de votre pays, vous pouvez vous adresser à un avocat qui
vous guidera dans vos démarches, vous adresser à l’ordre
des avocats de votre tribunal de grande instance qui vous renseignera
sur l’aide judiciaire gratuite dont vous pouvez bénéficier,
vous adresser par courrier au procureur de la république
du tribunal de grande instance du lieu où se sont déroulés
les faits ou porter plainte au commissariat de police le plus
proche. Contactez les associations de défense des droits
de l’homme
qui peuvent se constituer partie civile et porter plainte.
Ce
texte est extrait du Passeport
européen contre l’intolérance
adapté d’après le document réalisé par
France-libertés, Fondation D. Mitterrand par le Conseil
de l’Europe.
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Conseil
de l'Europe
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La
charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Après la Déclaration
universelle des droits de l’homme
de 1948, la Convention internationale des droits de l’enfant
de 1989, l’Union européenne s’est dotée
en 2000 d’une
Charte des droits fondamentaux qui reprend en un texte unique
de 54 articles l’ensemble des doits civiques, politiques, économiques
et sociaux des citoyens européens autour des valeurs
communes de dignité,
d’égalité, de liberté, de solidarité et
de justice.
Le
mot mystérieux pour les lecteurs de Médi@venir
Faites
le jeu proposé page 16 de Médi@venir Junior et découvrez
les 13 cases non utilisées dans la grille pour composer
le mot mystérieux. Bonne chance.
Cliquer
ici pour le résultat |
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«
La créativité ne peut avoir lieu que dans la différence » Yehudi
Menuhin, violoniste et défenseur des droits de l’homme.
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Petite
Anita
C’était
la rentrée, tant attendue et tant appréhendée.
Tous les élèves se pressaient sous le préau.
C’était les retrouvailles ; tout le monde se connaissait.
Tout le monde ou presque. Au milieu de toute cette agitation, une
petite fi lle attirait l’attention malgré toute sa discrétion.
Presque cachée dans un coin de la cour, elle observait silencieusement.
Les rangs se formèrent et la petite fi lle à la peau
sombre et cheveux crépus vint prendre sa place. Les autres
la dévisagèrent ; elle était si diffèrente.
Le groupe se mit en marche, il était l’heure de rentrer
en classe. Là , la maîtresse présenta Anita à tous
les élèves. Elle avait le même âge et venait d’une
contrée lointaine nommée Madagascar. Surmontant sa timidité et
sa peur, elle parla de son village, de ses amis, de leur façon de
vivre et de leurs coutumes. Elle racontait avec tellement d’enthousiasme,
des choses tellement… nouvelles que tous oublièrent bientôt
qu’elle n’avait pas la même couleur de peau. Elle était
passionnante, différente et elle était leur amie. Laurie

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Le
zèbre et le cheval
Vivaient
en Afrique un petit zèbre comique.
Et
venu d’Europe
un bel étalon.
Ce dernier disait dans son jargon.
«Tu es moche, on dirait un animal de cirque»
Le petit zèbre tout peiné
Que l’on se moque de ses rayures
N’en finissait pas d’envier
Aux chevaux leur belle parure
Un jour qu’ils gambadaient dans la savane
Une panthère surgit
« Nous voilà perdus bougre d’âne ! »
Dit le cheval pris de folie
C’était sans compter sur notre ami
Gardant son sang-froid
Derrière les hautes herbes, il s’accroupit
Et il dit au cheval « Cahe-toi derrière moi !»
Ainsi camouflés par les rayures
Le félin dût se faire à l’idée
Qu’il ne mangerait que de la viande sèche et dure
Et sur ce nos amis furent sauvés
Depuis ce jour
Plus jamais du zèbre on ne s’est moqué
Et le cheval sait pour toujours
Que la différence ne peut que nous apporter ! Léo

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