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L’agence
Europe Education Formation située à Bordeaux et l’association
Idées Nouvelles Europe ont signé un accord de partenariat
visant à promouvoir les programmes européens dans
le cadre de diverses activités de communication et d'information.
Sommaire
:
La
méthodologie d'un projet européen : une expérience
Un
plan de valorisation
La
méthodologie d'un projet européen : une expérience
Notre
expérience
des projets européens date de 1997 avec l'introduction auprès
des instances communautaires d'une demande de subvention. A cette occasion,
nous avons découvert l'étendue des aides disponibles,
mais surtout des enjeux stratégiques
de la transnationalité.
Tous nos projets sont donc théoriquement conçus dans
l'esprit des règles d'éligibilité de la Commission
européenne et cadrent avec les orientations de politique générale
définie par l'Europe, d'où notre souhait d'associer dans
nos démarches les différents organes constitutifs de
l'Europe (Parlement, Conseil, Commission).
Consulter également
la rubrique "Les
programmes européens" afin de mieux apréhender
en amont comment et sur quelles bases l'Europe subventionne.
Les
richesses de la coopération européenne permettent aux projets d'acquérir
une envergure souvent imprévisible. Nous sommes donc fondamentalement
et naturellement européens et définitivement tournés
vers la construction d'une Europe des citoyens grâce à des
projets concrets destinés aux jeunes. En effet, la notion de
projet nous paraît incontournable. Après que les élus
aient fixé les règles et les lignes directrices, il s'agit
de mettre en pratique la "théorie" et de la rendre
accessible à chacun.
Revenons
aux caractéristiques
générales d'un projet européen : quelle que soit
la thématique du contenu, la première originalité d'un
projet est le partenariat. Toute l'initiative repose sur la constitution
d'un réseau fiable de partenaires animés d'un esprit
commun. Pour chaque projet, nous soumettons le concept rédigé à des
partenaires potentiels afin de constituer l'équipe pédagogique
et administrative. Après accord des parties, s'engage un long
travail de constitution des dossiers, généralement déposés
en dernière limite calendaire auprès des instances de
la Commission européenne, ces appels à propositions laissant
peu de temps pour finaliser le dossier. Les aspects pédagogiques
sont facilement décrits puisqu'ils relèvent de la compétence
habituelle des différents acteurs. En revanche, la difficulté réside
dans la nécessité d'une plus-value européenne,
d'une innovation des pratiques et dans nos capacités à disséminer
les résultats. Intervient aussi la partie contractuelle qui
pose généralement problème : il faut trouver 50%
du montant du financement du projet auprès de collectivités
territoriales ou locales et de sponsors et/ou mécènes.
L'art du montage est à confier à un technicien si possible
car il faut alors pénétrer les logiques administratives
de la comptabilité publique. Ensuite, il conviendra de confier
le suivi des états budgétaires à ce même
agent qui recueillera progressivement tous les justificatifs et validera
l'ensemble des engagements eu égard aux articles contractuels
prévus entre le coordonnateur et la Commission européenne
puis entre le coordonnateur et ses partenaires.
Concernant
toujours les financements, il faut savoir que la Commission ne verse
qu'une
participation au démarrage et le solde sur présentation
des bilans d'étape et final, sans compter les délais
de versement qui peuvent différer de plusieurs mois. Il convient
donc de se donner une marge de manoeuvre confortable. Vérifier
sa capacité financière par rapport à son statut
ou sa zone géographique est une condition sine qua non. Et de
manière générale, il faut bien comprendre que
l'apport communautaire ne peut justifier seul en soi la tenue d'un
projet. Ce dernier nécessite un apport personnel en fonds propres
et en trésorerie non négligeable. Quant au montage du
projet, nous avons pu déterminer quelques étapes. Cette
check-list s'applique à tous nos projets sans distinction et
permet de rédiger le cahier des charges du projet naissant.
- Quel
est le point d'ancrage du projet ? (historique, état des lieux, contexte
général et/ou social, juridique, financier, politique, éducatif...)
- Définition
de la problématique
- Informations
recueillies par les différents acteurs, partenaires, etc.
- Mise
en système
de la complexité de la situation
- Explications des
valeurs sous-jacentes
- Détermination
des actions possibles
- Articulation
des actions envisagées dans la pensée ou le contexte
global
- Clarté des
objectifs et qualité des contenus ainsi que des : concepts
et méthodes de travail utilisés, descriptions détaillées
des travaux concrets envisagés
- Intérêts
pédagogiques et éducatifs (ciblés et/ou de masse)
ou "Plus pédagogique"
- Aspects
inédits,
novateurs et originaux : dans le cas de projets pilotes, mettre l'accent
sur l'intérêt pédagogique de l'expérience
et de ses retombées en terme d'avancées et de
modernisation du contexte traité
- Prévoir
un Comité de pilotage et/ou un : Comité pédagogique,
Comité scientifique, Groupe d'experts, de spécialistes,
etc. afin d'assurer une évaluation qualitative et quantitative
et/ou une auto-évaluation suffisante des résultats
attendus.
En
outre, forts de notre expérience, nous avons pu lister les critères spécifiques
relatifs aux programmes communautaires. Le vocabulaire utilisé mérite
un éclairage particulier car il constitue le jargon communautaire
inhérent à chaque rédaction d'une candidature.
Son utilisation dénote une bonne maîtrise des enjeux de
la politique communautaire et garantit un a priori favorable des techniciens
qui auront à analyser votre demande. D'emblée, votre
projet doit correspondre exactement à une ou plusieurs actions
prévues par un programme. Ensuite, la priorité sera donnée à des
projets favorisant une politique partenariale, regroupant des organismes
qui présentent des preuves suffisantes de compétence
tant sur le plan pédagogique que sur celui des moyens (financiers,
humains, communication, réseau, etc.). La Commission européenne
veillera très attentivement aux dispositions d'évaluation,
de dissémination et de valorisation des résultats, d'où l'importance
de constituer un comité de pilotage, puis un comité scientifique,
et enfin un comité de parrainage. La priorité sera donnée à des
projets à grande échelle ayant une incidence réelle
vis-à-vis de la réalisation des objectifs du programme. Les
résultats devront pouvoir être généralisés,
diffusés et/ou appliqués à une large échelle
régionale, nationale et européenne. Dans ce sens, l'utilisation
de nouvelles technologies de l'information et de la communication sera
fortement appréciée (Cf. JOCE C133 du 13/05/1999).
Nous parlerons à ce stade de visibilité, d'impact, d'effet
multiplicateur, de transférabilité des résultats
et de promotion des bonnes pratiques.
Autre
notion essentielle : la transnationalité. Elle ne doit pas être considérée
comme une obligation pesante mais plutôt comme un "plus".
Elle doit être perçue en termes : d'opportunité d'apprentissage
de formation ou d'auto-formation, de découverte et d'ouverture
d'esprit, d'élargissement des compétences personnelles
et professionnelles, de transfert de pratiques, de compétences
et de savoir-faire personnels et professionnels, de possibilité de
diffuser les résultats d'expériences locales ou nationales,
de facteur contribuant à la construction européenne et à la
citoyenneté européenne. Les
partenaires doivent être de qualité et interviennent de
manière égale dans le projet.
Enfin,
autre élément
significatif : la valeur ajoutée européenne et la promotion
de "l'idée européenne". Le projet présente
une dimension communautaire et apporte une valeur ajoutée évidente en
plus de la valeur nationale et/ou régionale en permettant notamment
un transfert d'expériences et de connaissances ou en identifiant
les conditions de généralisation des résultats
et/ou des activités ou des produits, à travers par exemple
leur intégration dans les systèmes nationaux ou au niveau
européen (Cf. JOCE C133 du 13/05/1999).
Attention, éviter
toute action ou projet impliquant le non-respect de la règle
de subsidiarité de la Commission européenne, toute prédominance
d'un modèle ou d'un système sur un autre. Au contraire
de nombreux entendus, l'Europe c'est : l'infinie richesse de ses peuples,
de ses cultures... de ses systèmes et de ses micro/macro expériences.
L'Europe des régions et des bassins qui sont autant de creusets
d'expérimentations.
Pour
compléter
nos connaissances sur les méthodologies de projets européens,
la principale source documentaire est le site EUROPA de la Commission
européenne qui permet de de se familiariser avec les orientations,
notamment à l'approche des nouveaux programmes cadres. Nous
n'hésiterons pas à interroger les eurocrates bruxellois
qui font preuve d'une grande disponibilité, un aspect relationnel
qui permet parfois d'élucider un point obscur d'un programme
ou d'orienter le projet vers d'autres appels à propositions.
Pour
conclure mon propos, permettez-moi une considération personnelle. En règle
générale, il faut considérer l'Europe comme un
instrument, un outil de travail à l'image de celui utilisé par
l'agriculteur sur son terrain. L'outil mal employé ne fonctionne
pas. La maîtrise technique permet en revanche un bon fonctionnement
et une meilleure mise en valeur. Il ne faut pas considérer l'Europe
comme un organe régulateur, répressif et contraignant.
Au contraire, il accompagne le développement grâce à ses
structures et les financements auxquels on peut faire appel. Bien entendu,
l'Europe établit des directives, mais, il existe autant de dérogations
qu'il y a de particularismes locaux. Enfin, l'Europe n'imposera pas
de zones protégées ou de taxes particulières sans
qu'une demande expresse ne soit faite par les autorités territoriales
ou en concertation avec elles. Nous sommes donc les acteurs de l'Europe
et il faut apprivoiser son fonctionnement pour découvrir tous
les points positifs qu'elle nous offre.
Si
je devais résumer
ma motivation pour les projets européens, je relèverai
cinq aspects :
- La programmation
qui suit un processus de concertation et de partenariat en
plusieurs étapes,
de la conception à l'aboutissement de projets
- Le partenariat
qui porte sur la préparation, le financement, le suivi et
l'évaluation des actions
- L'addition
des subventions européennes qui viennent s'ajouter aux efforts
financiers des régions et des partenaires, permettant souvent
la réalisation de projets qui n'auraient jamais vu le
jour faute de financements suffisants
- La solidarité entre
les régions riches et les régions pauvres ou en déclin
dont le Fonds de cohésion et le zonage par objectif
constitue le meilleur exemple (l'Europe est un formidable instrument
de redistribution
des richesses)
- L'éventail
complet des aides (environ 733 programmes) qui touchent tous les
secteurs de la vie des Etats, des régions , des collectivités
locales, des communes, des entreprises, du citoyen, de la culture
, de la recherche, de l'énergie, de l'environnement, de l'entreprise...
grâce au principe de subsidiarité qui permet d'intervenir
toujours au plus près de la réalité.
Fabrice
LACHENMAIER, directeur
Idées Nouvelles Europe
POUR EN SAVOIR PLUS ,
procurez-vous l'ouvrage : "L'édition pédagogique européenne"
Bibliographie
:
- "Education
et formation dans l'Union européenne", La Documentation
française, Paris, 1999
- "Le
guide des programmes Education, formation, jeunesse",
office des Publications officielles des Communautés européennes,
Luxembourg, 1997
- "Les idées
en mouvement", hors-série n°2, La ligue de
l'enseignement, décembre 1999
- "Vade-mecum
sur la gestion des subventions", (pour les demandeurs
et bénéficiaires), CE 1999, publié en juillet
1999 et opérationnel pour janvier 2000
- "Aides
et prêts de l'Union européenne", Guide
des financements communautaires, Serveur Europa.
Un
plan de valorisation
Dans
le cadre des nouveaux appels à projets 2005 du programme
Leonardo (projets pilotes), la Commission européenne demande
aux opérateurs de mettre en place une véritable
stratégie de valorisation des résultats de leur
projet. Ce qui n’était qu’une recommandation
est devenu une obligation avec des indications très précises
du contenu d’un tel plan.
On peut lire notamment que :
" la valorisation peut être définie comme le
processus de diffusion et d’exploitation des résultats
de projets dans le but d’en optimiser la valeur, d’en
renforcer l’impact et de les intégrer dans les systèmes
et les pratiques de formation aux niveaux local, national et européen…Les
résultats de projets peuvent être de nature tangible,
comme des produits de formation, du matériel pédagogique
et de nature intangible comme des méthodes, des procédés
ou des expériences pédagogiques ".
Notre association milite depuis plusieurs années pour que soit pris en
compte cette valorisation, notamment en attribuant aux résultats une diffusion éditoriale
professionnelle. Ainsi, lorsque nous parlons de lutte contre l’illettrisme
et faisons référence à la nécessaire co-responsabilité éducative
des parents et des enseignants dans l’apprentissage de la lecture, nous
publions un ouvrage offrant des pistes pédagogiques pour la mise en place
d’une réelle relation école-famille. Cet ouvrage a été diffusé à plus
de 4000 exemplaires dans les 4 pays du partenariat (Comenius).
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Lorsque
nous préconisons que la formation au développement
personnel soit inscrite dans la politique de soutien aux demandeurs
d’emploi, nous publions un cédérom pour démontrer
la logique de la proposition et faire en sorte que les bénéficiaires
puissent avoir recourt à l’outil. Cette formation originale
est désormais disponible en ligne (Grundvigt). Lorsqu’un
organisme de formation français de renommée européenne
nous demande de créer une
valise pédagogique (Acrobat reader : 228 ko) à destination
des formateurs de formateur, c’est aussi parce qu’il
a une volonté forte de pérenniser le résultat
et de le disséminer (Youthstart). Lorsque
nous souhaitons sensibiliser les plus jeunes à l’arrivée
de l’Euro et les mettre les adultes en confiance face à un
bouleversement culturel, nous créons un classeur interactif
distribué à plus
de 300 personnes avec une actualisation par des fiches mensuelles.
A l’issue du projet Euroclub, les enseignants sont en outre
en possession d’un outil pluridisciplinaire (programme Prince).
Lorsque nous voulons montrer le sens que revêt une citoyenneté active
des jeunes, quelle plus belle façon que de publier un livre
et un cédérom sur le sujet et de lui garantir une diffusion-distribution
de grande ampleur ? (actions conjointes Leonardo, Socrates, Jeunesse).
Sans compter les innombrables productions de magazines qui visent à entretenir
un débat permanent sur la construction européenne (20
000 exemplaires d’un 16 pages en quadrichromie depuis 2002
!) Déjà en 1999, nous avions alerté la Commission
sur les trésors cachés dans les cartons des rapports
finaux des projets européens (mesures d’accompagnement).
Le Bureau d’Assistance technique de Socrates avait accepté de
nous ouvrir ses archives pendant une semaine et nous avions alors
découvert
un gisement considérable de nouvelles méthodes pédagogiques,
d’expériences innovantes, d’outils révolutionnaires… Pourquoi
faudrait-il que ces outils dorment à jamais, que cette intelligence
pédagogique européenne soit ainsi privée d’une
chambre de résonance ? Nous avons alors édité le
livre " L’Edition pédagogique européenne " pour
venir en aide aux opérateurs afin qu’ils préparent
avec plus de technicité leurs outils de valorisation.
Pourquoi
une édition professionnelle ?
Le recours à une édition professionnelle offre un premier
avantage, c’est la réalisation d’un document qui pourra
emprunter les circuits traditionnels de diffusion et de distribution.
Des droits d’auteur pourront être prélevés
sur les ventes et attribués soit à l’auteur nominativement
ou à l’opérateur à l’origine du travail
ce qui constitue un apport en fonds propres dans le cadre du plan de
financement du projet. Cette ressource peut aussi permettre d’envisager à l’issue
de la période contractuelle une réserve en vue d’un
nouveau projet européen. Les aspects financiers sont importants
mais pas essentiels. Ce qui est essentiel, c’est tout d’abord
la récompense intellectuelle que constitue la réalisation
physique d’un outil pour les personnes qui ont travaillé à sa
conception. Vous le savez, on ne participe pas dans le cadre d’un
projet éducatif européen pour toucher des heures supplémentaires
et pourtant on ne compte pas ses heures d’investissement dans les
déplacements, les échanges, la mise au point des pratiques… De
plus, savoir qu’une production éditoriale est programmée
entraîne de facto une discipline de travail différente :
il faut davantage écrire, apprendre à synthétiser
les idées, faire des recherches documentaires, élaborer
des outils, les classer, les indexer…. Et quand, de surcroît,
l’éditeur est présent en amont dans le partenariat,
cela crée une ambiance… son œil extérieur à la
problématique pédagogique permet aussi d’orienter
la démarche, de l’évaluer. Enfin, cette édition
professionnelle offre une pérennisation des outils et une distribution
qui permet de toucher un public plus vaste (y compris les décideurs
qui sont souvent oubliés alors que leur participation indirecte
est nécessaire pour faire avancer les systèmes éducatifs
mis en quête d’innovations pédagogiques européennes).
Ainsi les opérateurs décloisonnent leur projet : dans le
cadre du projet BCDE sur la lecture, l’équipe pédagogique
aurait pu se contenter de mettre au point des activités d’apprentissage
mais comment les parents auraient-ils pu en profiter ? La fabrication
d’un livre à leur intention a totalement changé l’impact
du projet puisque la diffusion a été réalisée
de façon institutionnelle (dans les centres de documentations
du réseau CNDP et les IUFM) mais aussi par le réseau des
libraires ce qui permet à tout parent (médiateur culturel)
d’aider son enfant à devenir lecteur en appliquant les recommandations
fournies par les enseignants à l’origine du contenu éditorial.
Et puis, dernier élément… il ne suffit pas que l’outil
soit bon pour en faire un succès, il faut aussi qu’il
soit beau.
La méthodologie autour du plan de valorisation
Le plan de valorisation proposé constitue en fait une étude
de marché que l’opérateur doit réaliser en
se posant quelques questions précises :
-quels sont les besoins du secteur ? Cela induit que l’on fait également
une étude pour savoir si la démarche est bien innovante… existe-t-il
quelque chose de similaire ? Pour les produits à concevoir,
on pourra se contenter dans un premier temps de consulter une
base documentaire
de type Electre ou un vendeur par correspondance de type Amazone.
-quels sont les utilisateurs finaux ? A qui va s’adresser
mon outil : s’agit –il d’enfants, d’adultes?
-quelle doit être la forme retenue du produit (à l’exception
du site internet que l’on considère maintenant
comme incontournable)?
-quels canaux de diffusion et de distribution ? (faire bien
la différence
entre les deux termes qui recouvrent deux métiers et deux procédures
différentes : le diffuseur informe sur l’existence du produit,
le distributeur prend en charge la diffusion matérielle
du produit)
-comment seront réglés les droits d’auteur, le dépôt
légal, la commercialisation ? Il s’agira de savoir quels
seront les contrats et procédures mis en place et avec
quels prestataires.
-comment intégrer la valorisation des résultats dans la
programmation générale du projet ? (le calendrier
: utilisation du diagramme de Grant).
-quels sont les coûts à prévoir pour la réalisation
de l’opération complète ?
Le plan de valorisation tel qu’il est présenté dissocie
les résultats tangibles des résultats intangibles.
Si l’opérateur
a prédéfini qu’il créera un résultat
tangible, trois possibilités s’offre à lui
: soit son organisme maîtrise en interne son projet
d’édition
depuis l’ingénierie jusqu’à la
production et la distribution (ce qui sous-tant qu’il
possède une unité de
production ou qu’il sous-traitera partiellement ou
en totalité certaines
activités plus délicates à réaliser.
Dans ce cas et pour préparer son budget, nous lui
recommandons de prendre exemple sur la fiche de production,
la fiche financière comprenant
43 postes budgétaires incontournables, les modèles
de licences qu’il découvrira dans le livre L’Edition
pédagogique
européenne) ; soit
il fait appel à un
professionnel privé ou
public qui intervient alors comme prestataire ou partenaire.
Le prestataire privé s’impliquera modestement,
plus intéressé par
le chiffre d’affaires qu’il pourra réaliser
avec votre projet que par la contribution et plus-value qu’il
pourrait concrètement
apporter à la réflexion. L’éditeur
privé prendra
rarement un engagement sans avoir vu le produit fini ce qui
limite les possibilités de coopération et démultiplie
les risques de ne pas trouver de partenaire idéal
(on parle de mariage
entre le pédagogue et l’éditeur (Acrobat
Reader 60 ko.) dans le cadre d’une
valorisation du travail effectué et non pas seulement
son exploitation au sens commercial du terme). Reste à envisager
très en
amont de trouver un partenaire spécialisé dont
l’objectif
est d’apporter une réelle contribution en termes
de méthodes
et d’industrialisation des résultats.
Quant à ceux qui s’obstinent à ne prévoir
que des résultats intangibles (nous sommes très favorables à la
généralisation du plan de valorisation dans le cadre de
tout projet ayant bénéficié d’une contribution
de la Commission européenne et souhaiterions même que soit
rendue obligatoire la réalisation de résultats tangibles),
nous pensons qu’il conviendrait de proposer un service spécifique.
Il s’agirait de mettre au point avec un organisme professionnel
un kit de communication (labellisé par la Commission ?) à destination
des opérateurs comprenant, pour une somme forfaitaire à déterminée,
la fourniture d’un cahier des charges techniques éditorial
(gabarit, nombre de pages et de lignes, principales rubriques…),
d’un service de relecture, de mise en pages du livre (environ 100
pages), de fabrication (300 exemplaires livrés et prêts à distribuer)
et d’enregistrement du dépôt légal. Cette réalisation
serait considérée comme la publication requise à minima
(le plus petit dénominateur commun aux projets) pour garantir
une première valorisation des résultats. Ainsi, même
si le choix est maintenu de privilégier un résultat intangible,
il y a tout de même présence d’un support
physique.
Sachez enfin que cette activité de valorisation pour être
totalement opérationnelle et efficace est généralement
comprise entre 10 et 20% du montant global de votre projet.
Fabrice Lachenmaier, directeur Idées Nouvelles Europe
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le guide :
Des
aides de l'Union Européenne (édition 2009)
Réalisé par
le Député européen du Grand Sud-Est
(Rhône-Alpes, PACA, Corse)
depuis 1999, Thierry Cornillet est
é galement Président de groupe au
Conseil Régional Rhône-Alpes.
 
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