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Si l'on se contente de lire ou d'écouter les médias,
on retiendra les notions de "critères de Maastricht", "réforme
de la PAC", "Traité d'Amsterdam"...
des notions souvent bien lointaines de nos préoccupations
quotidiennes. En outre, les médias relèveront
souvent les aspects qui posent problèmes et mettront
plus rarement en valeur les positifs. Mais en fait, l'Europe
est un formidable instrument, un outil de travail à l'image
de celui utilisé par l'agriculteur sur son terrain.
L'outil, s'il est mal employé ne fonctionne pas.
La maîtrise technique permet en revanche un bon fonctionnement
et une meilleure mise en valeur.
Il
ne faut pas considérer l'Europe comme un organe
répressif et contraignant. Au contraire, elle accompagne
le développement grâce à ses structures
et les financements auxquels on peut faire appel. Bien
entendu, elle établit des directives, mais ces directives
existent aussi pour défendre les particularismes
locaux, les différences et les diversités,
bref tout ce qui fait la richesse de l'Europe ; enfin,
ces directives existent aussi pour élever, pour
améliorer, pour dynamiser et faire progresser nos
systèmes nationaux, tous nos systèmes, qu'ils
soient éducatifs, économiques, environnementaux,
de santé... Enfin, l'Europe n'imposera pas de zones
protégées ou de taxes particulières
sans qu'une demande expresse ne soit faite par les autorités
territoriales. Nous sommes donc les acteurs de l'Europe
et il faut apprivoiser son fonctionnement pour découvrir
le formidable instrument qu'elle nous offre. Laissons les
débats politico-économiques passionnels et
voyons plutôt en quoi elle peut nous aider à construire.
En
résumé, l'Europe est un formidable instrument
de redistribution des richesses.
Europe,
redistributeur de richesses
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D'où viennent
les ressources de l'Union européenne ? (Prévisions
2007)
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1
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Les «ressources
propres traditionnelles» (RPT), qui consistent essentiellement
en droits de douane perçus sur les importations de
produits en provenance des pays tiers. Elles rapportent environ
17,3 milliards d’euros, soit 15 % des recettes totales.
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15%
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2
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La
ressource fondée sur la taxe sur la valeur ajoutée
(TVA) est un taux de pourcentage uniforme qui est appliqué à l’assiette
TVA harmonisée de chaque État membre. La ressource
TVA représente 15 % des recettes totales, soit quelque
17,8 milliards d'euros.
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15%
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3
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La
ressource fondée sur le revenu national brut (RNB)
est un taux de pourcentage uniforme (0,73 %) appliqué au
RNB de chaque État membre. Bien qu'il s’agisse
d’un élément
d'équilibrage, cette ressource constitue aujourd’hui
la source de revenu la plus importante et représente
69 % des recettes totales, soit 80 milliards d’euros.
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69%
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4
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Le
budget est également alimenté par d'autres recettes,
telles que les taxes versées par le personnel de l'UE
sur ses rémunérations, les contributions de
pays tiers à certains programmes communautaires et
les amendes infligées aux entreprises qui enfreignent
les règles de concurrence ou d'autres lois. Ces ressources
diverses s’élèvent environ à 1,3
milliard d'euros, soit environ 1 % du budget.
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1%
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Directement
ou indirectement, nous bénéficions
tous de l’une ou l’autre des activités financées
par le budget de l’UE, que ce soit sous la forme de plages
plus propres, d’aliments plus sains dans notre assiette, de
meilleures infrastructures routières ou de la protection de
nos droits fondamentaux. Un faible montant — à peu près
1 % de la richesse nationale de l'Union, ce qui équivaut à environ
235 euros par habitant — revient au budget annuel de l'Union
européenne
(UE). Cet argent est utilisé dans le but d'améliorer
la vie quotidienne des citoyens : permettre aux étudiants de
faire des études à l’étranger, faciliter
l’accès
des petites entreprises à des marchés plus vastes et à un
environnement équitable, accroître les possibilités
qu'ont les chercheurs de développer leurs idées, offrir
de nouvelles possibilités de formation aux chercheurs d'emploi ...
etc.
© Communautés européennes,
1995-2007
Répartition
budgétaire

Sources
: http: www.ec.europa.eu
Les
instruments d'appui au
DEVELOPPEMENT REGIONAL
La
politique agricole commune (PAC) :
à caractère obligatoire et automatique, l'octroi de ces aides n'offre
aucune marge discrétionnaire ; elles sont dirigées en première
instance vers les organismes des Etats membres qui les versent à leur
tour aux exploitants, exportateurs, etc.
La
politique de cohésion de
l’Union européenne,
intégrée dans les traités depuis 1986,
s’est fi xé comme objectif de réduire
l’écart entre
les niveaux de développement des diff érentes
régions, pour renforcer la cohésion économique
et sociale. Avec l’intégration des dix nouveaux
pays en 2004, puis de la Bulgarie et de la Roumanie en 2007,
cet eff ort d’harmonisation a du être renforcé.
Les principaux bénéfi ciaires
des Fonds ont été appelés à contribuer
au développement économique de leurs nouveaux
partenaires.
La politique de cohésion de l'UE (Fonds structurels) se
fait suivant 3 objectifs (Télécharger
le guide 2007-2013 Inforegio) :
L'Objectif
de convergence : vise à stimuler la croissance et l’emploi
dans les régions les moins développées.
Il met notamment l’accent sur l’innovation et la
société de la connaissance, sur l’adaptabilité aux
changements économiques et sociaux et sur la qualité de
l’environnement et l’efficacité administrative.
Il est financé par le FEDER, le FSE mais aussi par le
Fonds de cohésion et vise les États membres et
les régions les moins développés.
L'Objectif
compétitivité régionale et emploi : couvre
toutes les zones de l’Union européenne qui ne
sont pas éligibles à l’objectif convergence.
Il entend contribuer à renforcer la compétitivité et
l’attractivité des régions ainsi que l’emploi,
en anticipant les changements économiques et sociaux.
Il est fi nancé par le FEDER et par le FSE.
L'Objectif
de coopération territoriale européenne : vise à renforcer
la coopération aux niveaux transfrontalier, transnational
et interrégional. Il agit en complément des deux
autres objectifs, puisque les régions éligibles
le sont aussi au titre de la convergence ou de la compétitivité régionale
et de l’emploi. Il est financé par le FEDER. Il
vise à promouvoir des solutions communes pour des autorités
de diff érents pays dans les domaines du développement
urbain, rural et côtier, le développement des
relations économiques et de la mise en réseau
des petites et moyennes entreprises (PME). La coopération
est axée sur la recherche, le développement,
la société de l’information, l’environnement,
la prévention des risques et la gestion intégrée
de l’eau.
Le
Fonds Européen de Développement Economique
Régional (FEDER) :
il contribue à la correction des principaux déséquilibres
régionaux par une participation à l'ajustement
structurel (en terme d'infrastructure de transport par
exemple) des régions en retard de développement
ou en déclin industriel. Il cofinancera les actions
dans les trois nouveaux objectifs de la politique régionale
: « Convergence », « Compétitivité régionale
et emploi » et « Coopération territoriale
européenne ».
Le
Fonds Social Européen (FSE) :
il a pour mission de promouvoir les facilités d'emploi
et la mobilité géographique des travailleurs,
notamment dans les zones en retard de développement.
Le
Fonds de cohésion intervient en faveur
des pays dont le PNB est inférieur à 90%
de la moyenne communautaire. Il contribue également à des
investissements dans les domaines des transports et de
l'environnement : République tchèque, Estonie,
Grèce, Chypre, Lettonie, Lituanie, Hongrie, Malte,
Pologne, Portugal, Slovénie, Slovaquie, Bulgarie,
Roumanie etsoutien transitoire pour l'Espagne (voir
carte).
L'instrument
de préadhésion (IAP) :
Les pays bénéficiaires sont répartis
en deux catégories:
• Les pays candidats (l’ancienne République yougoslave de
Macédoine, la Croatie et la Turquie), qui seront éligibles à l’ensemble
des cinq composantes.
• Les pays candidats potentiels des Balkans occidentaux, reconnus par le
Conseil européen de Thessalonique de juin 2003 comme engagés sur
la voie de l’adhésion (Albanie, Bosnie-et-Herzégovine, Monténégro
et Serbie, y compris le Kosovo).
La
politique pour l'agriculture et la pêche
Le
Fonds Européen Agricole pour le Développement
Rural (FEADER) :
il accorde des aides à l'adaptation des structures
agricoles.
Le
Fonds européen pour la Pêche (FEP):
il accorde des aides pour l'adaptation de l'industrie de
la pêche.
Les
instruments d'appui au
DEVELOPPEMENT
SECTORIEL
Autres
politiques internes : les crédits sont moins importants
mais stimulent néanmoins des secteurs décisifs
tels que : les programmes de recherche et développement
technologiques, la santé publique, l'énergie,
les télécommunications, les programmes d'éducation,
de formation et de jeunesse et de culture, l'environnement.
Politiques
extérieures. Cinq axes principaux :
les
relations avec les Etats d'Afrique, des Caraïbes et
du Pacifique (ACP) ;
les
Pays d'Europe Centrale et Orientale (PECO) et la Fédération
de Russie ;
les
relations avec les Pays Tiers Méditerranéens
;
les
relations avec les Pays en voie de développement d'Amérique
Latine et d'Asie (PVDALA) ;
des
actions telles que European Community Investment Partners
(ECIP)
Téléchargez
le guide :
Environnement,
développement
durable et subventions européennes.
Récapitulatif
sur la programmation 2007-2013 Fonds structurels, programmes
d’action communautaires,
contacts...
Ce document présente les outils existants pour les porteurs
de projets à travers :
•
la promotion des régions à travers les fonds structurels
•
la promotion des secteurs selon des programmes thématiques
« Europe et environnement »
•
les prêts et garanties
Document
réalise par l’Agence Régionale Pour
l’Environnement Provence-Alpes Côte d’Azur
(ARPE PACA)
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2
0 0 7-2 0 1 3
Une nouvelle génération de programmes
Le
budget de l'Union Européenne est
de 116,4 milliards d'euros.
Pour
2005, les principaux contributeurs au budget de l'Union européenne
sont l'Allemagne, dont la contribution doit s'élever à 21,21%
du budget 2005, la France avec 17,39%, l'Italie avec 14,16% et
le Royaume-Uni avec 12,47%, même si la France arrive en
seconde place, elle demeure un faible contributeur net au budget
de l'Union Européenne car elle est favorisée par
les retours dont elle bénéficie au titre de la
Politique Agricole Commune (PAC). Ainsi, pour 2003, la différence
entre la contribution française au budget communautaire
(15,154 milliards d'euros) et les retours sur le sol français
(13,429 milliards d'euros) s'élevait à 1,725 milliards
d'euros. Les postes budgétaires les plus consommateurs
sont la PAC avec 42,6 % des crédits, et la politique régionale
avec 36,4 % des crédits. C'est dans le cadre de la politique
régionale avec les fonds structurels que se situe le rôle
du Préfet de Région et de son Secrétariat
Général pour les Affaires Régionales (SGAR).
© Communautés
européennes, 1995-2007

Objectif de convergence

Objectif compétitivité régionale et emploi

Objectif de coopération territoriale

Fonds de cohésion
Téléchargez la synthèse des programmes européens
Le
FEDER en France
Délégation
interministérielle à l’aménagement
et à la compétitivité des territoires (DIACT)
Av. Charles Floquet 1 F-75343 Paris Cedex 07
Tél.: +33 1 40 65 12 34
Secrétariat
d’État à l’outre-mer
Direction
des affaires économiques, sociales et culturelles
Département des affaires européennes
Rue Oudinot 27 F-75358 Paris 07 SP
Tél.: +33 153 69 20 00
Le
FSE en France
Ministère
de l’emploi, de la cohésion
sociale et du logement
Sous-direction du FSE
Square Max Hymans 7 F-75741 Paris Cedex 15
Tél.: +33 144 38 38 38
Télécharger
le cadre de Référence Stratégique National (CRSN)
La nouvelle
génération des programmes du FSE (2007-
2013) disposera d'un budget de 77 milliards EUR pour les vingt-sept États
membres (Ce montant représente environ 10 % du budget total
de l'Union européenne) et soutiendra des projets dans des
domaines tels que la formation, l'amélioration de l'accès à l'emploi,
la lutte contre la discrimination et l'amélioration des services
publics.
Depuis plus d'un demi-siècle, la Commission européenne
collabore avec les États membres pour donner aux gens la possibilité d'améliorer
leurs perspectives d'emploi. Depuis sa création en 1957, le
FSE a aidé des millions de personnes non seulement dans les
secteurs de l'agriculture et de l'industrie, mais aussi dans le secteur
des services qui concentre l'essentiel des emplois aujourd'hui.
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