3èmes Rencontres européennes de Nice
à l’auditorium   du Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain (MAMAC) de Nice

Avec le soutien de la Région Provence-Alpes-Côte-d'Azur
Avec le soutien du Conseil Général des Alpes-Maritimes
Beaucoup de jeunes le Vendredi 25 Avril 2008

Et en partenariat avec

La ville de Nice
L'Agence Europe Education Formation
France
Le programme

Matinée
Jeunes Ambassadeurs d'une citoyenneté planétaire

Bienvenue aux 3èmes Rencontres européennes de Nice.

Cette journée d’information et de formation sur les questions européennes est désormais un rendez-vous incontournable dans le calendrier des animations du département des Alpes-Maritimes pour mieux comprendre le concept de construction européenne.
Plusieurs partenaires manifestent depuis plusieurs années leur intérêt pour cette initiative : la ville de Nice, la Commission européenne, le Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Conseil général des Alpes-Maritimes mais aussi l’Agence Europe Education Formation France et dernièrement l’INJEP. Plusieurs établissements scolaires se sont joints à cette nouvelle édition : les lycées des Côteaux à Cannes, Thierry Maulnier et Pasteur à Nice, du Golf à Gassin et l’Université de Formation Inter-Professionnelle de Nice.
A chaque visiteur, un livret a été remis intitulé « Rêver d’Europe » ainsi qu’un questionnaire qui permet de participer à un tirage au sort et de gagner un appareil photo numérique.

Intervention de Bernard ASSO, adjoint au Maire de Nice, conseiller général, représentant Christian Estrosi.
« Ces rencontres veulent promouvoir des idées nouvelles sur l’Europe en veillant à ce que l’idée européenne progresse auprès de la société civile et notamment parmi la jeunesse qui est la cible de cette journée...

Intervention Anne-Julie Clary, conseillère régionale déléguée à la Vie étudiante, représentant Michel Vauzelle, président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
« Il est réjouissant de voir autant de jeunes dans la salle qui se préoccupent des questions européennes...

Intervention Fabrice Lachenmaier, directeur Idées Nouvelles Europe
Je ne sais pas si nous sommes nombreux le matin en nous levant à nous dire : Nous sommes tous citoyens du monde...

Intervention Francis Valverde Mosquera (Chili)
« C’est un honneur pour moi de participer à cette journée et de vous livrer l’expérience de ma vie. J’ai 51 ans aujourd’hui. A l’âge de 16 ans j’ai vécu le coup d’Etat au Chili. C’était en 1973...

Intervention Jean Chiris, délégué général du programme jeunesse en actions
Le programme européen « Jeunesse en action », qui couvre la période 2007-2013, succède au « programme européen Jeunesse »...

Intervention Fabrice Lachenmaier, directeur Idées Nouvelles Europe
Les programmes d’action communautaire s’intéressent de plus en plus à la place de l’Europe dans le monde...

Intervention Julien Gascard, Maison Jean Monnet
Lors de son transfert au Panthéon à l’occasion de son centenaire, le 9 novembre 1988, à la question « Qui est Jean Monnet ? » ...
Anne-Julie Clary Conseiller régional
Bernard Asso Maire adjoint délégué aux affaires européennes, Conseiller général
Francis Valverde Mosquera Association Chilena Pro Naciones Unidas (Chili)
Jean Chiris Délégué général de l’Agence nationale du programme Jeunesse
Julien Gascard de la Maison Jean Monnet

 

Après-Midi
L’éducation, la formation et le dialogue interculturel
dans l’espace EuroMed

Après avoir évoqué les relations qui s’établissement entre l’Amérique du Sud et l’Europe, il est naturel que nous consacrions la seconde partie de notre journée à l’espace Euromed que nous allons aborder sous trois dimensions : le dialogue interculturel, l’éducation et la formation, l’espace économique.
Le partenariat euro-méditerranéen, lancé en novembre 1995 à Barcelone, dans le contexte optimiste des accords d’Oslo sur le processus de Paix au Proche-Orient avait initialement pour objectif de contribuer à apporter la paix et la sécurité, favoriser le développement économique, en particulier pour la création d’une zone de libre-échange et un programme d’aide (MEDA), et à aider au dialogue des cultures ainsi qu’à la mobilisation de la société civile. Quels sont les acquis et les limites rencontrées ?

Intervention de Nadir Benmatti, économiste
Le choix du mot « processus » en 1995 est significatif de la prise de conscience des difficultés attendues pour la mise en œuvre d’un cadre de coopération en « Méditerranée ».

Intervention Fabrice Lachenmaier, directeur Idées Nouvelles Europe
Pourquoi le dialogue interculturel est-il une donnée fondamentale de cette coopération euro-méditerranéenne ?

Intervention Mathias Nemo, point national de contact et d’information Tempus, Agence Europe Education Formation France.
Trois jours partagés avec des jeunes de six pays, représentant l’Europe et l’Amérique latine…

Intervention de Thierry Cornillet, Député européen
La Méditerranée est une zone de confrontation et de cohabitation entre trois univers historiques : latin, grec ou orthodoxe et islamique. La tradition ancienne ne consistait pas à tendre vers une coopération entre ces univers mais généralement à faire « du tout, le sien »...

Nadir Benmati Economiste
F. Lachenmaier Directeur Idées Nouvelles Europe et Thierry Cornillet, député européen
F. Lachenmaier Directeur de Idées Nouvelles Europe, Thierry Cornillet Député européen et Mathias Nemo de l'Agence Education Formation France

 

Conclusion

Avec la présidence française qui débute le 1er juillet, avec la ratification en cours du Traité de Lisbonne, avec la nouvelle programmation des fonds structurels et des programmes d’action communautaires,… l’actualité européenne de 2008 est riche en rebondissements. En 2009, nous reparlerons de notre représentativité avec les élections européennes qui se tiendront le 13 juin.
L’Europe est au cœur de nos fonctionnements démocratiques et de notre quotidien. Tous les jours l’Europe est présente dans nos comportements et motive nos décisions. Les citoyens ont un rôle actif à jouer dans l’élaboration des politiques qui renforceront jour après jour le concept d’Europe. Les jeunes ont eux une mission : c’est faire fructifier l’héritage des pères fondateurs en l’adaptant aux exigences actuelles. C’est adopter et défendre nos valeurs communes et l’acquis communautaire, c’est être très vigilent pour maintenir la paix sur le continent pour laquelle nos aînés se sont beaucoup battus, c’est enfin aller au devant de l’autre qu’il soit européen ou non pour faire partager l’idée que nous sommes tous citoyens du Monde.
Encore merci et rendez-vous aux 4èmes Rencontres européennes de Nice.

 

Questionnaire sur l’Europe

Au cours des 3èmes Rencontres européennes, un questionnaire a été remis aux jeunes participants.
Questions :
-quelle est la devise de l’Union européenne : Unie dans la diversité
-qui a écrit « l’Union est un prototype ? » : Sylvie Goulard
-en quelle année s’est tenu le IIIème Congrès de la Paix : 1849
-Terminez la phrase de Victor Hugo : « Nous aimer ! Comme une torche qu’on secoue pour faire flamboyer… » : l’avenir
-qui a écrit en août 1963 « J’ai un rêve » ? : Martin Luther King
Nous avions 183 bulletins dans l’urne dont 12 comportant une ou plusieurs erreurs.

Le gagnant d’un appareil photo numérique par tirage au sort est Hugo Georges de la 1BPA du lycée professionnel Pasteur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La presse parle des 3èmes Rencontres européennes de Nice
En Anglais

En Allemand

En Italien

 

 

« Le déjeuner-débat »

Julien Gascard de l’association Jean Monnet et Fabrice Lachenmaier, directeur d’Idées Nouvelles Europe et maire du Mas ont animé un déjeuner-débat réunissant près de quarante personnes pour évoquer les questions d’actualité et plus particulièrement deux sujets qui alimentent un débat de fond : la présidence de l’Union européenne par la France à partir du 1er juillet 2008 et la ratification du Traité de Lisbonne.
Ce déjeuner s’inscrit dans le cadre des 3èmes Rencontres européennes de Nice avec la volonté des organisateurs de décentraliser les animations dans le haut-pays grassois qui accueille le projet « Jeunes ambassadeurs pour une citoyenneté planétaire », abordant les relations de l’Europe avec le reste du monde. Il y avait donc beaucoup de participants à cette journée qui comprenait non seulement le débat mais aussi une belle fête populaire.
Dans un premier temps, Fabrice Lachenmaier a expliqué les enjeux de la Présidence du Conseil : l’organisation de deux réunions par an pour fixer les grandes orientations et donner l’impulsion politique au projet européen ainsi que l’organisation de conseils ministériels plus fréquents pour prendre les décisions communes qui engagent tous les Etats membres. Il est reconnu que la Présidence joue un rôle primordial dans l'organisation des travaux et doit intervenir comme médiateur pour solutionner, par l’élaboration de compromis, les éventuels problèmes. Cette présidence ne confère pas d'autres droits particuliers : pour les votes, chaque pays garde le nombre de voix qui lui est attribué.
Depuis 1995, la France a présidé deux fois l'Union européenne (en 1995 et en 2000 : élaboration du Traité de Nice et signature de la Charte des droits fondamentaux). D'ici 2020, elle assumera une fois la présidence de l'UE, en 2008. Elle cédera ensuite la place à la République Tchèque.
Les quatre grandes priorités définies par le président de la République française sont : le développement durable et l’énergie, le pacte européen sur l’immigration et l’asile, la relance de l’Europe de la défense, le bilan de santé et l’avenir de la Politique agricole commune. Il a également ajouté d’autres sujets importants qui attendent la Présidence française, comme la politique pour la croissance et l’emploi, y compris les mesures en faveur des PME, l’agenda social rénové, la fiscalité, la politique culturelle, les transports ou les télécommunications.
Un double objectif a été décidé : une Présidence européenne qui soit proche des citoyens et qui allie efficacité de l’action et responsabilité concernant les dépenses publiques.
Le second sujet qui a été abordé concerne la ratification du Traité de Lisbonne qui s’opère de différentes manières selon les Etats membres.
Ce traité de Lisbonne connaît plusieurs appellations : il est tantôt un « mini traité», puis un « traité simplifié ». Il est devenu « traité modificatif » au cours du Conseil européen de Juin 2007 puis « Traité de Lisbonne » puisque signé formellement le 13 décembre 2007 au Portugal. Ces appellations font référence au fait que le texte, plus court que le traité constitutionnel, reprend en grande partie la réforme du fonctionnement des institutions. Sa ratification doit intervenir avant les élections européennes de juin 2009.
Contrairement aux ambitions du Traité constitutionnel, le traité de Lisbonne ne se substitue pas aux traités existants mais apporte des modifications à ces textes qui restent en vigueur.
(pour rappel des Traités successifs : 1957 à Rome, 1986 c’est l’acte unique européen, 1992 à Maastricht, 1997 à Amsterdam et Nice en 2001.
Il apporte cependant des nouveautés : Le Traité instituant la Communauté européenne change de nom et devient "Traité sur le fonctionnement de l'UE", il retire les références constitutionnelles (appellation, lois et lois cadres, symboles...), ainsi que la partie III sur les politiques de l'UE, il supprime la concurrence libre et non faussée des objectifs de l'UE, il remplace la clause implicite affirmant la primauté du droit européen sur le droit national, comme c'est le cas depuis 1963, par une déclaration sur les principes établis par la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE).
Ce traité renforce les compétences attribuées au Parlement européen : grâce au développement des champs politiques dans lesquels Parlement et Conseil des ministres prennent des décisions communes et renforce les compétences nationales : grâce au développement des droits d'information des parlements nationaux.
La charte des droits fondamentaux acquiert une force juridique contraignante pour 25 Etats membres, le Royaume-Uni et la Pologne bénéficiant d'une dérogation quant à son application.
Parmi les réformes institutionnels conséquentes, on peut entrevoir la nomination d’un Président du Conseil européen pour deux ans et demi, renouvelable une fois
Un Haut Représentant pour la politique étrangère présidera le Conseil des Affaires générales et des Relations extérieures.
A partir de 2014, la Commission sera réduite en taille. Le nombre de commissaires ne sera plus égal à celui des Etats membres. Elle comptera 18 commissaires et les commissaires seront choisis sur un système de rotation égalitaire entre les Etats membres pour un mandat de 5 ans.
Le nombre de parlementaires européens n'excèdera pas 750 ( ils sont 785 actuellement). Le nombre de députés par pays sera fixé dans le traité par un système proportionnel dégressif avec un maximum de 96 et un minimum de 6 pour chaque pays.
Les votes au Conseil sont également quelque peu modifiés :
La majorité qualifiée deviendra la règle pour 51 domaines supplémentaires, dont la coopération judiciaire et policière, l'éducation ou la politique économique. L'unanimité restera la règle pour la politique étrangère, la sécurité sociale, la fiscalité et la culture. Le Royaume Uni a obtenu une dérogation sur la coopération judiciaire et policière.
La majorité qualifiée sera basée sur le principe de la double majorité : pour être adoptées, les décisions auront besoin du support de 55 % des Etats membres représentant 65 % de la population européenne. Ce nouveau système n’entrera en vigueur qu’en 2014 à le demande de la Pologne. Jusqu’en 2017, un groupe d'Etats proches de la minorité de blocage, sans toutefois l'atteindre, pourra demander le réexamen d'une décision adoptée à la majorité qualifiée au Conseil.
Julien Gascard a ensuite répondu aux questions sur l’élargissement de l’Europe qui demeure un sujet de préoccupation généralisé. Il a rappelé que certains pays dont la Turquie ont bénéficié de contrats d’association depuis de nombreuses années et que ce grand pays est candidat officiel depuis 1999.

 

 

Publication d’une revue

Pour incarner l’Europe auprès du grand public avec Médi@venir.

Ce magazine culturel (dont le titre a été créé en 2000) propose de consacrer une édition spéciale aux 3èmes Rencontres européennes de Nice. Ce magazine de 16 pages (2 000 exemplaires) sera distribué en version imprimée dans les boîtes aux lettres des habitants permanents du canton de Saint-Auban (localisation géographique : 13 communes rurales des Alpes-Maritimes, zone de revitalisation rurale) et en version numérique envoyée à une liste de diffusion établie dans le cadre du projet (plus de 2 000 correspondants). Cette diffusion permet de créer une dynamique originale en favorisant un échange permanent entre les élus et la population, entre les différents groupes sociaux et culturels intégrés à notre démarche.

La ligne éditoriale du magazine :
-rendre compte des Rencontres européennes de Nice : dossier spécial.
-rendre l’Europe plus populaire : si l’Europe est enfin sortie de l’indifférence, il faut maintenant que le citoyen comprenne le sens et le projet politique de cette Europe. Pour l’heure, l’opinion publique a plutôt le sentiment d’avoir été écartée d’un projet européen réservé aux initiés. Pour répondre à ces inquiétudes, le magazine donnera des informations sur l’Europe et sa proximité : l’impact concret et valorisant des directives sur la vie quotidienne, les événements régionaux sur le thème de l’Europe, les campagnes d’information, les relais locaux (Europe direct…).
-rendre l’information sur l’Europe claire et transparente : Les élus locaux, régionaux, nationaux et européens auront tribune libre (dans le respect du pluralisme) pour exprimer leur vision de l’Europe et de la politique en dehors de tout débat électoral.

 

 

 
n°22
Médi@venir
3èmes Rencontres européennes de Nice
 Ce numéro a été réalisé dans le cadre des 3èmes Rencontres européennes de Nice avec le soutien du Conseil régional PACA et du Conseil général des Alpes-Maritimes
Voir les autres numéros de

 

En avril 2006, Idées Nouvelles Europe a créé une opération événementielle intitulée “ Les 1ières Rencontres européennes de Nice ” en présence de plusieurs députés nationaux et européens, de représentants du Parlement et de la Commission européenne pour aborder de manière très interactive, les thèmes de la diversité culturelle et du fonctionnement des institutions. Parmi les 300 personnes assistant à ces Rencontres, étaient présents une classe prépa (Lycée Eucalyptus de Nice), une classe européenne (Lycée Massena de Nice), une classe de jeunes bénéficiant du programme Leonardo mobilité (Lycée des Côteaux de Cannes), des jeunes travailleurs, enseignants et formateurs, les adhérents du Mouvement européen des Alpes-Maritimes et enfin le public du département invité à travers la presse locale. L’importante fréquentation de cette journée composée de 8 heures de débats a confirmé la nécessité de pérenniser le dialogue sur la construction européenne. Notre démarche vise à reproduire ce type de manifestation en la complétant d’une exploitation didactique permettant la valorisation optimale des résultats (magazine).

 

Voir les 1eres rencontres européennes en 2006

Voir les 2èmes rencontres européennes en 2007